Bienvenue…

23 septembre 2010

Ce blog voudrait vous faire partager la poésie de Bernard Perroy parmi ses ouvrages publiés et de nombreux inédits. Aussi quelques-uns des auteurs ou peintres qu’il apprécie.

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Bonne promenade !

 

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“L’écriture, la seule tolérable, celle qui veut tout, celle qui admet qu’elle n’est pas tout, comme la vie, la seule acceptable, lorsqu’elle comprend que chaque jour doit renaître, vaincre les puissances d’inertie, se rendre moins avare. Ainsi l’écriture et la vie sont-elles solidaires, elles s’entraident, elles se tournent vers le même horizon.“

Pierre Dhainaut


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vient de paraître

Sur la plus haute branche

éd.  Sac à Mots (15 €)

(exemplaires de tête enrichis d’une peinture de N. Billecocq, 25 €)

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autres titres récents

Petit livre d’impatience, préface Pierre Dhainaut, éd. du Petit Pavé

Une gorgée d’azur, avec 49 encres de Rachid Koraïchi, éd. Al Manar

Si nous savions vraiment…, éd. La Porte


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Cliquez aussi dans Bernard PERROY 2 (ci-contre à droite)   …..≥


Textes et photos de ce blog ne sont pas libres de droit

© Bernard Perroy ou éditions signalées.

S’ouvrir…

30 avril 2012

 

S'ouvrir... dans AU FIL DU TEMPS... 1 MonastLiban4-Perroy-225x300

Nord-Ouest du Liban – © Bd Perroy

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S’ouvrir à la peine des hommes,

apprendre des regards et des mains qui tournent

et se retournent

au fil de nos conversations.

.

Humer l’absence et la présence,

la part manquante et sa beauté

qui se loge en chacun de nos rêves d’horizons,

de nos tempêtes intimes.

.

Nous savons ce désir du large

ou d’un visage caressé,

d’un paysage entr’aperçu par l’embrasure

de nos fenêtres intérieures.

.

Elles s’ouvrent sur le monde,

sur ses symphonies d’ombre et de lumière,

 ses jeux dont nous avons besoin

pour vivre et pour survivre,

.

tout ce qui vient nourrir la permanence

de notre chant.

.

Bernard Perroy

Chantez avec moi…

8 avril 2012

 

Chantez avec moi... dans AU FIL DU TEMPS... 1 Chicago2005_accordionhat3-225x300

L’accordéoniste, Chicago 2005  © Jef Aerosol

.

Ouvrez-moi la porte

et chantez avec moi

l’accord des notes et des mots

mis bout à bout

pour dire « chapeau » à la vie

même si l’on n’a pas le sou !

.

Bernard Perroy

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Les astres…

6 avril 2012

 

Les astres... dans AU FIL DU TEMPS... 1 Vaucluse-300x228

Nuit étoilée dans le Vaucluse – © D.R.

.

                                         à Christiane et Jean-Daniel Dieterlé,

La nuit indescriptible

échappe à nos pensées.

.

Les astres s’y promènent

comme des billes,

vus d’ici,

.

embrassant des espaces

insoupçonnés…

.

Le temps se laisse apercevoir

de loin en loin

dans ces mouvements stellaires…

.

La nuit de mon coeur

serait-elle aussi vaste

qui recouvre, sans l’entamer,

.

cet astre en moi

dont la lumière est éternelle ?

.

Bernard Perroy

*

Aux accents d’ocre et de lumière…

28 mars 2012

 

Aux accents d'ocre et de lumière... dans AU FIL DU TEMPS... 1 P1150174-225x300

Le Vieil - © Bd Perroy

                                               

                                                            à Bruno Roy,

Se tenir immobile au carrefour,

prêt à saisir le bruit du temps

comme on pêcherait

dans l’océan du silence

un peu de paix

aux accents d’ocre et de lumière…

.

S’apercevoir dans l’alcôve des heures

qu’un signe peut-être de blancheur

s’apprête à s’envoler comme un battement d’ailes,

une liberté, une espérance

qui se promène aussi sans se presser

à l’intérieur du coeur…

.

Bernard Perroy

Sans ne plus rien attendre…

19 février 2012

Sans ne plus rien attendre... dans AU FIL DU TEMPS... 1 vague-Bd-Perroy-225x300

Le Vieil (Noirmoutier) © Bd Perroy

°

S’asseoir

sans ne plus rien attendre,

°

s’arrêter du regard

sur la vague qui passe,

puissance d’eau

déferlante,

°

comme si le rythme lent

soudain se précipitait

pour s’interrompre un moment,

s’affaler dans l’effondrement du temps,

°

passant d’un remuement bouillonnant

à la surface plane et tranquille des eaux,

°

du mouvement tempétueux

à la paisible clarté du temps,

°

sans ne plus rien attendre…

°

Bernard Perroy

°

*

D’un petit air penché…

4 février 2012

D'un petit air penché... dans AU FIL DU TEMPS... 1 Femme-Egypte-©-C.-Deher-199x300

Moyen-Égypte © Cath. Deher


Le temps se penche sur notre dos,

le ciel d’un bleu violent chauffe nos nuques ;

et nos coeurs se penchent

également vers la terre,

vers ses noces secrètes, ses étagères de linges,

ses couleurs aux fenêtres, ses langages furtifs

 et nos propres mots penchés eux aussi

tâchant d’aborder l’eau de la joie, ce qui ne peut se dire

qu’avec le sourire ou l’attente, les yeux ouverts

ou fermés sur le désordre ou nos belles manières

de rencontrer l’amour


Bernard Perroy


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Perles du soir…

16 août 2011

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Sologne  2011 -  © Bernard Perroy

                                                     à  Eugénie  Foucault,

Que j’apprenne, baigné

par la bonté du jour,

à danser comme dansent les feuilles,

 

à caresser les choses du regard

comme font, certains soirs,

les doigts magiciens de la lumière…

                                                         Bernard Perroy

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Sologne, 2011 – © Bernard Perroy

*

Poursuivez votre promenade, pour tout article nouveau à

 Bernard Perroy  2



À la frontière du jour et de la nuit…

6 juin 2011

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Monastère au désert de Scété (Égypte)  © C. Deher

 

                                 Quel fil ténu,

                                         quel fil tenir,

 

                                         quel fil tendu,

                                         quel fil traduire

 

                                         à la frontière

                                         du jour

                                         et de la nuit

 

                                         pour ne pas

                                         perdre le fil

                                         rouge de la vie ?

 

                                                       Bernard Perroy


*

 

Un mot sur… Solomon Rossine

3 juin 2011

 

Solomon Rossine, on l’aime ou on ne l’aime pas ! « Du déjà vu » diront les uns, « Trop de tristesse » diront les autres, tandis que d’autres encore trouveront dans l’homme et dans sa peinture un bouquet de tendresse et d’authenticité.

 

 **

 

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« Un banc » (1984) de Solomon Rossine  © Bd Perroy


Les accents d’une âme russe

Solomon Rossine travaille sans tenir compte de tout cela, ni des modes, ni des opinions, ni des avis multiples qui sévissent ça et là sur la beauté, sur l’art, sur « ce qu’il faut » pour être d’aujourd’hui ou de demain… Solomon Rossine suit son petit bonhomme de chemin, vrai homme, vrai peintre, obéissant à son cœur et traduisant la vie avec son lot de tristesses et de joies. Son œuvre, inévitablement, révèle les accents d’une âme russe, d’une âme slave… Ses œuvres renferment beaucoup d’humanité. Rossine possède, c’est vrai, un faible pour tout ce qui est pauvre et fragile… Pour les « petits » ou les « blessés de la vie »… Mais il s’appesantit nullement sur les difficultés de la vie pour elles-mêmes, comme on le trouve parfois d’une façon morbide chez certains artistes.

On en trouve un exemple admirable dans le personnage de « Ninon ». L’année de ses 20 ans, alors qu’il est étudiant aux Beaux-Arts de Leningrad (ancien nom de Saint-Petersbourg), Rossine fait entrer dans sa peinture une jeune étudiante répondant au nom de Lenina Nikitina. Cette jeune femme a beaucoup souffert (voir en fin d’article le survol de sa vie). Le personnage de « Ninon », comme il la nomme, s’impose au fil du temps dans l’œuvre de Rossine, jusqu’à devenir sa muse à laquelle il reste attaché, avec un regard d’amitié et de compassion, un demi-siècle plus tard (1).


arrtdebusloindemoscou2010197x142.jpg« Arrêt de bus loin de Moscou » de Rossine, 2010  © Bernard Perroy

Éloge de la fragilité

Au-delà de « Ninon », les thèmes de Rossine, nous l’avons compris, sont avant tout des personnes de la vie courante tel ce « Brave homme » et de nombreux anonymes : l’un assis sur un banc, l’autre priant, un autre encore surpris à un arrêt de bus… Rossine multiplie ainsi ces scènes ordinaires comme des « instantanés » de vie, mais pour y montrer l’homme et rendre compte de la condition humaine en générale… Scènes anodines à vocation universelle… Pétrie de l’âme russe, l’œuvre de Rossine possède également en arrière-plan toute une dimension spirituelle : on voit une femme prier le soir dans sa cuisine, une autre femme avec une hostie à la main, une « vieille mourante », une évocation du jardin d’Eden, une évocation d’une « lecture sur la montagne », Etc.


priredusoir2007.jpg« Prière du soir » de Rossine, 2007  © Bd Perroy


« Rossine peint la vie et la mort, les hommes, leur grandeur, leurs misères. En regardant ses œuvres, on serait tenté de penser à Chagall mais l’humanité de Rossine est autrement paradoxale, rapprochant l’artiste des Van Gogh, Bruegel et Goya. » Didier Benesteau

———–

Autrement dit, Rossine exprime le fait que l’homme possède une vie précaire sur cette terre, une vie éphémère, fragile, une vie qui souvent « dépouille », « simplifie », « dénude » tandis que nous ne sommes que des nomades ici-bas… Curieusement, dans cette œuvre qui pourrait parfois paraître « douloureuse » se cache une extraordinaire espérance. Le pauvre dépend de Dieu, radicalement… Mais laissons la parole à l’artiste lui-même : « Ce n’est pas tous les jours que le soleil brille en Russie. Un vent violent balaie les feuilles mortes, hurle dans les sapins, faisant naître à travers leurs cimes, telles les cordes d’un instrument, une mélodie aux vibrations menaçantes : c’est la fragilité. Elle est comme la beauté de tout ce qui nous est cher, tout ce qui bouleverse par son dénuement. »

 

Discerner la beauté des cœurs

Au fond, Solomon Rossine par toute son œuvre, mais aussi par l’exemple de sa vie, nous montre combien croire en Dieu mène indubitablement à croire en l’homme. L’artiste possède l’art de discerner la beauté du cœur humain, sa profondeur, sa dignité, ses désirs, ses attentes, même si toute cette aventure et cette richesse se trouvent souvent cachées, enveloppées dans un manteau de peines, de pauvreté ou de misère… L’écrin de cette vie, dans tout ce qu’elle a de vraiment incarnée, renferme une beauté, un trésor indescriptible : tel est finalement le thème récurrent des œuvres de Rossine…

(1) « Ninon le cœur pur » fut une très belle rétrospective des œuvres de Rossine proposée durant l’été 2010 à l’Abbaye Blanche (en Normandie) par Didier Benesteau (06 24 38 31 73), accompagnée d’un reportage et d’une galerie photos noir et blanc, sur l’artiste et sur « Ninon », du photographe Hervé Desvaux. En ce même lieu, Rossine a exposé en 2003 et 2006.


 

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Solomon Rossine  © Hervé Desvaux


Biographie

- Né à Gomel (Biélorussie) en 1937

- Etudie les arts plastiques à Leningrad et à Moscou entre 1955 et 1963

- Voyage à travers la Russie

- Participe à de nombreuses expositions (le plus souvent non officielles) à Leningrad, Tallin, Moscou

- En 1989, fait sa 1ère exposition en Occident

- En 1991, s’installe en France à Lannion (Bretagne) où il vit encore aujourd’hui.

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« Ninon »  © Hervé Desvaux


L’histoire de « Ninon »

Elle a vécu toute sa vie à Leningrad. Durant le blocus commencé en septembre 1941, une bombe a détruit une maison voisine de celle de « Ninon ». Les vitres brisées chez « Ninon » étaient colmatées avec chiffons et contreplaqué. Ni électricité, ni eau. Un poêle, mais pas de bois !

Elles étaient trois : le maman, la sœur Lala et « Ninon ». Elles buvaient réchauffée dans une casserole de l’eau mélangée à de la colle forte. La maman est morte d’épuisement le 1er février 1942 alors qu’elle dormait dans le même lit que « Ninon ». Elle est resté ainsi morte dans le lit de « Ninon » durant 6 jours, sans que l’on prévienne personne, pour que l’on puisse encore, durant ces 6 jours, bénéficier de la carte de la maman permettant de recevoir une ration de pain…

Par la faim, « Ninon » est allé jusqu’à tuer son chat, « Tigrée » – un 25 avril 1942 – pour le manger. « C’était le jour de mon anniversaire ; j’avais 11 ans. (…) Pendant le blocus, j’ai appris sur moi-même, plus que je n’apprendrai pendant tout le reste de ma vie. »

Après le blocus, « Ninon » a vagabondé dans les hôpitaux, les maisons communales, les gares, avant de se stabiliser tour à tour dans deux studios. Elle a bénéficié toute sa vie d’une pension. « Ninon » a transformé son dernier studio, au centre de Saint-Petersbourg, en un « chenil » de 5 chiens et une multitude de chats qui y mangent et y dorment. « Ninon » les sert avec une grande fidélité.

Depuis ces 50 ans d’amitié avec « Ninon », Rossine dit d’elle, dans son propre Français : « Toute sa vie, elle a gardé dans le cœur quelques traits propre à Jésus-Christ, mais sans son prêche. Depuis mon déménagement en France, Ninon est devenue ma muse pitoyable. »

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(D’autres oeuvres de Rossine dans la catégorie : « Albums photos »)

Ouvertures… de Serge Nouailhat

15 mai 2011
Ouvertures... de Serge Nouailhat
Album : Ouvertures... de Serge Nouailhat
Quelques détails des vitraux de Serge Nouailhat pour nous ouvrir au jeu de la lumière, de la transparence, des couleurs... Joies de l'oeil, joies du coeur !
12 images
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