Luzéronde – Noirmoutier – © B. Perroy
à Josette Ségura,
L’eau ne peut rester en place
et chavire sur le sable
en toute saison,
avec sa vie d’algues
et de galets roulés.
L’eau partage ses bruits
et ses odeurs,
ses marées violentes ou muettes,
ses ocres du soir,
ses sueurs, ses fatigues,
ses lumières mille fois répétées,
ses étincelles d’aube…
L’eau se donne sans arrêt,
généreuse et si belle,
mais l’on ne sait jamais complètement
si les lumières qui l’habillent
et la vêtent de robes multiples
selon les heures du jour et de la nuit,
nous voilent
ou nous dévoilent ce qui se joue
dans les profondeurs,
dans ces flux et reflux semblables
au mouvements du cœur…
L’horizon n’en dit mots,
et le silence peut-être
nous visite comme un ami.
On le connait si bien
que sa simple présence nous suffit.
Bernard Perroy
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