André Laude - © D.R.
En toute saison
à André Laude, i.m.,
Tes lèvres s’ouvrent sur un cri,
sur les aspérités d’un paysage
où la nuit sans cesse
vient rattraper le jour…
Ton pas s’en va
à la recherche d’un mot
plus abondant que la vie.
Tout sombre en toi
que tu ne reconnaisses peut-être plus
l’envers de l’endroit ?
Mais l’huile de tes mots
coule le long de ta barbe,
en toute saison,
renfermant au-delà de toi-même
des clartés insondables.
Bernard Perroy
(extrait de « Sur la plus haute branche », éditions Sac à Mots, 2011)
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