Archive pour la Catégorie 'AU FIL DU TEMPS… 13'

Depuis toujours…

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© D.Lefevre-palettes de la peintre Leslie Xuereb-Chartres-2004

Pourquoi chanter,

avec des bouts de mots
de toutes les couleurs,

la chance de vivre 
en chemin

avec ses joies 
et ses tristesses ?

Chacun s’y retrouve sans doute…

Et l’or des jours 
comme des coeurs

s’éparpille dans l’air 
que l’on respire,

indomptable depuis toujours…

Bernard Perroy

*

j’apprends de votre regard…

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© ‎B. Perroy - plage de Luzéronde, Noirmoutier 2012

Amants de l’horizon
qui venez le soir vous abreuver
du spectacle des vagues,

j’apprends de votre regard
quand il ne retient plus rien
et s’abandonne par la force des choses 

à ce qu’il reçoit
dans ce mouvement d’eau
doucement balancé
d’ombres et de lumière…

Bernard Perroy

*

Toute vie…

B.PERROY-Sologne-2011

© Bernard Perroy – Sologne, 2011

Toute vie
est un départ

qui se réitère
d’heure en heure,

jour après jour,
saison après saison,

et rien ne peut
endiguer cette marche

où nous allons
à la recherche

d’un horizon
ébloui de lumière

dont l’origine
se tient discret

tout au fond
de nos cœurs …

Bernard Perroy

*

La mer …

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 © Bernard Perroy – Noimoutier, le port du Viel (diverses années) + Liban (au centre) 2011

La mer étale son énigme
devant mes yeux…
Le proche et le lointain
se rassemblent soudainet c’est comme la note sublime
qui scande à toute heure
les pleins et les déliés de mon âme

invitée à recoudre le temps
quand il s’éparpille
de trop d’expériences
qu’il me faut rassembler

dans l’origine du langage
dont l’harmonie me donne à respirer
combien ciel et terre
sont un seul et même pays…

Bernard Perroy

*

Les mots…

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© Bernard Perroy - port du Viel – Noirmoutier 2013

Les mots ne me seraient
que des ombres,

un peu d’encre jetée
sur la page,

s’ils n’étaient tirés
de mon souffle

qui espère l’aurore…

Bernard Perroy

*

jusqu’à plus soif…

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© Bernard Perroy - Le Vieil, Noirmoutier 2010

 

départ pour l’inconnu,

la langue se délie,

les mots pèlerins
s’avancent pas à pas
sur la page,

que nous buvions
jusqu’à plus soif

l’horizon promis.

Bernard Perroy

*

couleur de lune…

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© Bernard Perroy - plage de Luzéronde – Noirmoutier 2012

J’imagine le bruit
d’un tendre mot couleur de lune
quand il tombe sur le sable,

un mot comme un cri,
dans le tumulte du monde,
que plus personne n’entend…

Bernard Perroy

(3 mai 2017)

I Imagine the Sound

I imagine the sound
of a soft word by the moonlight
falling in the sand,This word , seemingly a shriek
amidst the chaotic world

is one no one hears anymore…

 (traduction par Vatsala Radhakeesoon)

*

J’irai dès l’aube…

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© Bernard Perroy - plage de Luzéronde – Noirmoutier

J’irai dès l’aube
caresser du regard
le ciel doux

et le soir sur la rive
me laisser envahir
par la lumière,

mon seul héritage,
ma seule espérance,
ma seule joie

qu’accompagnent des lignes
tracés dans le sable
et la vérité des rides
creusant nos visages…

Je défilerai la laine
de mes allégresses
et de mes terreurs

dans un conte improbable
que je confierai tout bas
aux oreilles du coeur

de celui qui affleure
page après pages
le défilé cahin caha

de tous mes mots…

Bernard Perroy

*

à perte de vue…

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© Bernard Perroy - Sologne – 2017

Se dire, faire vibrer
sur le clavier du coeur

ce qu’on ne sait pas très bien,
Jean-qui-rit, Jean-qui-pleure,

toutes ces profondeurs
en soi que l’on porte à toute heure

sans trop savoir comment,
sans trop savoir pourquoi,

comment pourquoi on aime
en chemin la lumière, les chênes

et tout ce qu’il y a d’humain en chacun
pour poursuivre la route sur la rive

d’où l’on voit si l’on veut bien
à perte de vue,

par-dessus les horreurs,
toute la beauté du monde.

Bernard Perroy

*

entretenir le feu…

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© B. PERROY, Sologne 2017

Sourire dans les jardins,
entretenir le feu,

qu’au matin, malgré nos lèpres
et la plèvre humide des cieux,

nous nous élancions
vers l’impossible paix du coeur,

les yeux ouverts sur l’argile
et toute espèce de sang,

sur l’eau vive de l’enfance
et les verts pâturages du bonheur…

Bernard Perroy

*




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