Archive pour la Catégorie 'AU FIL DU TEMPS… 14'

de l’autre côté du mur…

26239267_2110617192553835_488869606344910485_n© Bernard Perroy – Noirmoutier 2013

 

de l’autre côté du mur,
un pays tant attendu,

et s’il se perdait en jachère
dans les herbes folles du désir,

ou bien dans les airs
dans le ciel gris ?

ou bien se retrouverait-il,
toujours fidèle en ses couleurs

d’espoir et de plénitude,
dans les confins

de nos propres régions 
intérieures ?

Bernard Perroy

*

par tout ce qui penche…

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© Serge Nouailhat – fusing-sculpture sur verre (détail), 2005

J’arpente le silence
avec le regard de l’enfant
que je ne suis plus.

Je découvre des plaines de bonheur 
ou de peine…

Par monts et par vaux
j’hume le mystère qui m’entoure
et m’envahit de désir et de joie…

Je m’abreuve du concert 
des couleurs de mon âme et de sa flamme,

des multiples paysages intérieurs
de mon coeur aimanté par l’azur 
ou le sang,

par tout ce qui penche
et nous amène à pactiser pour toujours 

avec la tendresse…

Bernard Perroy

*

Comme l’eau des fontaines…

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© Bernard Perroy - place Royale, Nantes, sept. 2017

                  à la mémoire de Jean d’O., de Johnny Hallyday,
                 de Françoise Dolto  et de tous ceux qui nous sont chers,
.

Les mots 
ne serviraient-ils de rien ?
La mort nous suit 
à chacun de nos pas

comme l’eau des fontaines s’écoule
et se perd éphémère
dans les anfractuosités
et les secrètes respirations du sol…

Rien ne demeure sur cette terre
si ce n’est ce peu d’attention
que nous avons eu 
les uns pour les autres,

et toute ligne de conduite
n’est que ce temps d’essai
pour apprendre et sourire
en tout temps à qui va,

car toute fête
est au rendez-vous
chaque jour
malgré les pluies
et les tempêtes…

Je suis  »l’aimable animal »
d’intelligence et d’instinct
qui marche vers ce qu’il ne voit
qu’avec les yeux du coeur…

Bernard Perroy

 

*

sans titre…

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© Bernard Perroy - Le Viel – rue du Père Crêpier – Noirmoutier 2014

Je vois juste le mur et ses mots de silence
à travers fentes et pierres 
aux jointures malhabiles
par lesquelles naissent pourtant
herbes frêles et mouvements sous le vent,

et chante la vie 
en ses gammes de verdure
défiant tout désastre,

et passe la beauté par la lumière du soir
que je n’apercevais plus mais qui me revient soudain
par les touches sensibles du soleil couchant
aux subtiles caresses sur la pierre et le végétal 
pour le simple régal de mes yeux…

Bernard Perroy

*

à sa manière…

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© Bernard Perroy - Noirmoutier – 2011

Tu ne me parles plus
d’emboîter le pas
pour des rives inconnues…

Le temps peut-être
à sa manière
simplifie le désir,

et les mots
s’empressent de donner
au plus juste
l’expérience d’un regard
jeté sur la vie

avec ses fenêtres,
ses fleurs,
ses visages,

comme on s’émerveille 
de la richesse
d’une enluminure.

Bernard Perroy

*

Les mots se promènent…

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© Bernard Perroy - port de Nantes, 2017

Les mots se promènent 
de bouche à oreille
et tanguent sur l’océan de la vie.
Ils embarquent sur des vaisseaux
aux multiples cordages
pour un voyage au long cours,
sans que nous puissions 
comprendre grand-chose
de ces orages, ces éclaircies,
de ces masques mesquins,
arrogants ou somptueux,
de ces dépouillements aussi 
et de ces dévoilements 
qui toujours nous surprennent,
mais la promesse de l’horizon 
à l’orient de nos vies
est un parfum qui nous captive,
nous accompagne nuit et jour
et nous stimule à prendre toujours 
pour bagage l’urgence de l’amour.

La vie s’avance…

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© Bernard Perroy, Passage Pommeray, Nantes, 2017

La vie s’avance
à tâtons ou par bonds,

langage-mosaïque
en ses multiples variations
de contenus et de formes,

et les mots pour le dire
de même se resserrent
ou s’allongent,

évoluant sur la page
en éclaireurs
ou en longues cohortes,

avec patience ou déraison,
à la recherche de clairières intimes
ou du vaste horizon…

Bernard Perroy

*

 

On voudrait savoir…

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© Bernard Perroy - abbaye de Melleray, 2017

La route s’éloigne
à travers la campagne
et l’on voudrait savoir
ce qui se cache là-bas,

ce qui s’élance aussi
du fond de nos abîmes,
ces remuements fertiles,
blessés par la lumière,
intimes de quelle source ?

(à Pierre Dhainaut)

Bernard Perroy
(extrait de « Une joie tremblante », 
préface J.P. Lemaire, éd. Ad Solem)

*

Le monde est beau…

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© Bernard Perroy – Noirmoutier 2017

Le monde est beau
qui brille d’énigmes
et de silence et de bruits

dans cet enclos de vie
où tout est important
depuis ces petits agacements
jusqu’au désir le plus grand

bienvenu quand il attise nos pas
et notre élan pour des paroles d’eau vive
cachés dans l’insignifiant …

Bernard Perroy

*

D’un mouvement d’aile…

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© Bernard Perroy, Noimoutier, les Sableaux, 2017

La main de l’aube
caresse nos épaules

d’un mouvement d’aile
et d’azur,

et susurre 
à l’oreille de notre coeur

ce qui nous pousse
invisiblement

encore aujourd’hui
à la joie de vivre…

Bernard Perroy

*

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