Archive pour la Catégorie 'AU FIL DU TEMPS… 4'

Tu me préserves de tomber…

 

Tu me préserves de tomber... dans AU FIL DU TEMPS... 4 p1210117-225x300

Le Viel – Noirmoutier - © B. Perroy

Chaque été
le temps d’un horizon pour poser son regard
et reposer son âme.

Car il nous faudra traverser
toute vallée de larmes
et durer sous la bise hivernale,
apprendre à mourir tant soit peu…

Et si cela devenait plus facile
quand on sait qu’il fait bon quelque part
du côté de la mer quand la joie sait frapper
aux carreaux de la fenêtre ?

Ciel et sable allongent leur douceur
pendant que moutonne au loin
la blancheur des mouettes posées sur le rocher…

Et si cela pouvait se vivre quelque soit la saison
quand nous nous réfugions dans la mémoire

et les territoires inviolables du cœur ?
.
Bernard Perroy

*

Brûle la flamme…

 

Brûle la flamme... dans AU FIL DU TEMPS... 4 P1210208-225x300

Le Vieil – Noirmoutier – © B. Perroy

Le temps s’arrête
sur la surface des choses,
un miroir d’eau
reflétant cordes et coque de bateau,
un mélange d’algues et de paix,
mais brûle la flamme immobile d’un regard,

un oiseau aux aguets
attentif au moindre mouvement
qui naîtrait comme une vague déferlant
sur un océan de silence…

Bernard Perroy

*

L’eau ne peut rester en place…

L'eau ne peut rester en place... dans AU FIL DU TEMPS... 4 P1210488-300x225

Luzéronde – Noirmoutier – © B. Perroy

                                 à Josette Ségura,

L’eau ne peut rester en place
et chavire sur le sable
en toute saison,
avec sa vie d’algues
et de galets roulés.

L’eau partage ses bruits
et ses odeurs,
ses marées violentes ou muettes,
ses ocres du soir,
ses sueurs, ses fatigues,
ses lumières mille fois répétées,
ses étincelles d’aube…

L’eau se donne sans arrêt,
généreuse et si belle,
mais l’on ne sait jamais complètement
si les lumières qui l’habillent
et la vêtent de robes multiples
selon les heures du jour et de la nuit,

nous voilent
ou nous dévoilent ce qui se joue
dans les profondeurs,

dans ces flux et reflux semblables
au mouvements du cœur…

L’horizon n’en dit mots,
et le silence peut-être
nous visite comme un ami.

On le connait si bien
que sa simple présence nous suffit.

Bernard Perroy

 

*

Les astres…

 

Les astres... dans AU FIL DU TEMPS... 4 Vaucluse-300x228

Nuit étoilée dans le Vaucluse – © D.R.

.

                                         à Christiane et Jean-Daniel Dieterlé,

La nuit indescriptible
échappe à nos pensées.
.
Les astres s’y promènent
comme des billes,
vus d’ici,
.
embrassant des espaces
insoupçonnés…
.
Le temps se laisse apercevoir
de loin en loin
dans ces mouvements stellaires…
.
La nuit de mon coeur
serait-elle aussi vaste
qui recouvre, sans l’entamer,
.
cet astre en moi
dont la lumière est éternelle ?
.
Bernard Perroy

*

Aux accents d’ocre et de lumière…

 

Aux accents d'ocre et de lumière... dans AU FIL DU TEMPS... 4 P1150174-225x300

Le Vieil - © B. Perroy

                                               

                                                            à Bruno Roy,

Se tenir immobile au carrefour,
prêt à saisir le bruit du temps
comme on pêcherait
dans l’océan du silence
un peu de paix
aux accents d’ocre et de lumière…
.
S’apercevoir dans l’alcôve des heures
qu’un signe peut-être de blancheur
s’apprête à s’envoler comme un battement d’ailes,
une liberté, une espérance
qui se promène aussi sans se presser
à l’intérieur de soi…
.
Bernard Perroy

 

*

Perles du soir…

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Sologne  2011 -  © Bernard Perroy

                                                     à  Eugénie  Foucault,

Que j’apprenne, baigné

par la bonté du jour,
à danser comme dansent les feuilles,
 
à caresser les choses du regard
comme font, certains soirs,
les doigts magiciens de la lumière…

                                                         Bernard Perroy

 

*

Matière à demeure…

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Sculpture (détail)  © Olivier Frémont

                                                            à Olivier Frémont,

Je bois de l’eau
et du bleu irisé de reflets argentés,
je bois ce que je veux des yeux
et l’eau du fleuve en moi,
je le retrouve en des images
et des contours et des surfaces
d’objets perdus, retrouvés…

Je bois des yeux
tout ce que m’offrent ma soif
et les perles du temps
et tout ce qui m’est donné
de deviner des richesses de l’humble matière…

Je bois ce qui m’élance
à travers bois ou no man’s lands
et qui demandent du temps
pour être appréhendés avec le coeur,

pour que les yeux de l’âme
y perçoivent peut-être,
à travers ce qui passe,
tout ce qui en nous profondément demeure…

Bernard Perroy

 

Olivier Frémont sculpte à partir d’objets de récupération…
(Pour en savoir plus, voir son site parmi les « Liens Artistes, plasticiens… » ci-contre)

 

*

Neige…

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Il neige en Sologne…  © B. Perroy


 Neige…

 et l’ombre portée de nos pas

 intensifie la pure étendue

 de ta robe de fête…

 

               Bernard Perroy

 


*

pour voir photos « Neige en Sologne », cliquez en marge sur ALBUMS PHOTOS – 2

La traversée…

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Le soleil éclaté – © Rachid Koraïchi

 

J’écris

depuis qu’une aube
inlassablement
m’appelle à me quitter
pour la suivre toujours
davantage
alors qu’elle aime se faire
désirer,

tout aussi proche
qu’inaccessible

et reculant au fur et à mesure

de mes pas…

 

Bernard Perroy

 

*

(en savoir + sur Rachid KoraÏchi : voir Extraits de « Une Gorgée d’azur »)




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