Chants d’ici…

                                        à Serge Wellens,

Chants d’ici et d’ailleurs

à la faveur d’un brin d’humeur

ou de sentiment…

Et les heures s’enfilent
de la plus haute à la plus basse branche
puisque c’est dans ce sens
qu’il convient de marcher en chantant
pour débusquer la racine des choses,
toute lumière d’amour et de feu,
toute pépite de vie,

que ce soit dans l’épine

ou la rose…

                                        Bernard Perroy

 

(© extrait « Sur la plus haute branche », Sac à Mots éditions, décembre 2011)

Deux inédits pour la fin de ce jour…

*

.

dessin07mystere.jpg

“Mystère”, peinture de Pascale Nouailhat

 .

Combien j’aimerais ne plus prendre de retard

quand il s’agit de voir ou plutôt

de se laisser cueillir par les surprises

que me réserve l’immobile cerisier…

.

Splendide façon de se donner

dans son mystère,

perle après perle,

perle d’amour ou de beauté

dont le pourpre éclate comme le champignon

.

dans la solitude paisible du pré…

.

                                              Bernard Perroy

.

*

(voir site de Pascale Nouailhat) 

Poèmes dits…

Poèmes de Bernard Perroy, déjà publiés ou inédits, lus par l’auteur un soir de printemps, accompagné par le pianiste Nicolas Celoro, à l’Abbaye Blanche (Mortain – Normandie), lors d’un vernissage où exposaient la sculptrice Catherine Carré, le peintre Marcel Hasquin, le plasticien Rachid Koraïchi

.

                         à Alain Suied,

.

Mon âme,

il te revient sur le chemin

ce nom oublié,

.
ce jour parmi les jours
que préserve ton cœur
tout au fond,

.

cet instant
depuis ta venue
en ce monde,

.

éloge déjà
du jour
où tes yeux
se fermeront

.

sur des feux
nouveaux,

sur la lumière d’avant,
d’après la nuit,

.

sur l’incendie
de ton éternel repos…

.

       *

.

                à Jean-Pierre Lemaire,

.

Te souviens-tu ?

.

L’odeur des premiers fruits
tombés de l’arbre après la pluie,
le jeu des sourires
nettoyant les visages abattus,

.

au-dessous de la cendre
les mouvements du feu
comme les dix doigts
courant sur la flûte,

.

l’ancienne chanson,
l’étoile retrouvée,
l’étoile toujours neuve,

l’enfance d’un pardon…

.

        *

.

                            à Rachid Koraïchi,

.

Les animaux se sont assoupis,

un silence de sable balaie ton enclos…

.

Les enfants sous la tente

rêvent de soleils et de lunes,
et leurs paupières
se ferment sur des trésors enfouis…

.

Toute parole se tait,
que prenne place le chant des astres,

que le désert de ton cœur
brûle comme braise

dans l’âtre du monde…

.

 Bernard Perroy

.

Bernard Perroy (déset occidental Égypte)

B. Perroy et un ami – désert Egypte © C. Deher

.

Le désert entre en toi

comme une nouvelle ivresse,
une amitié avec ce que
tu ne connais pas…

.

Tu lèves le verre
au péril de la vie,

à sa musique entraperçue
derrière les voiles du vent…

.

       *

Nos yeux s’allument,
redeviennent les yeux de notre enfance
quand tout n’était qu’un jeu
et l’univers entier un pays familier…

.

Mais la pierre sur le chemin
nous rappelle le chant de chaque jour,
le rythme sourd sur lequel s’appuyer
pour mieux croître à l’ombre des cimes.

.

                 *

.

            pour la sculpture-oiseau de Catherine Carré,

.

Oiseau poète
tu penches la tête sur le monde…

.

À l’endroit
à l’envers
tu le regardes
et tu l’aimes…

.

Après le vol
tu touches terre
planté sur tes deux
pattes parallèles

et tu refermes tes ailes
sur le silence de tes
humbles secrets…

.

         *

.

                à Gilles Manero,

.

Rien à dire
de ce pas
qui nous mène
à plus grand que soi,

.

de cette voix
qui nous poursuit
au-delà des chemins
et des jours,

de ce qui sourd
du fond du cœur
à l’heure
où les mots
ne deviendraient
qu’un témoignage du silence

.

        *

Naître tout simplement
durant le jour
à l’occasion d’un sourire…

L’absence se trouve comblée
d’un geste ou d’un soupir…

Le livre s’ouvre
sur la page
à remplir…

.

        *

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