Il y a cette lumière…

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Sologne, 2016 - © B Perroy

 

à Pierre Dhainaut,

Il y a cette lumière,

sa blancheur sur le fleuve

parmi les brumes,

nous obligeant à fourrager

plus au-dedans

de nous-mêmes

pour y trouver

la douceur d’un nom,

d’un regard,

d’un paysage

avec ses lieu obscurs

et ses ravissements,

ses ocres d’automne

dont les nuances

avivent notre désir éperdu

de bonheur…  

 

Bernard Perroy

*

 

Alcools…

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« Alcools », B.Perroy/C.Ottmann

 

                                                            à Gérard Houver, i.m.,

La vie chante 
si l’on écoute bien entre les lignes,

entre les gestes de tout homme,
entre les branches du saule bercé par le vent,

et l’ivresse qu’elle offre au monde, qu’elle offre à l’âme, 
vaut mieux que tous les alcools,

et les lettres 
elles-mêmes,

comme tombées du ciel
ou s’élevant de la terre,

s’enhardissent en cabrioles, calligrammes
à la « Apollinaires »

ou dansent à leur manière
la ronde mystèrieuse

que l’on devine en soi comme un feu
à l’origine de tout langage…

Bernard Perroy

*

(Livre pauvre, encre, aquarelle, calligraphie Colette Ottmann, 
coll. D. Leuwers, 2016) 

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*

Jetant sa toile…

Araignée© Bernard Perroy, 2016

© Bernard Perroy, 2016

J’ai souvenir
de te voir chercher
dans l’air
ou par la pointe de ton regard

ce qui se répand
comme une laque invisible
jetant sa toile
sur toute chose

comme si le sens
d’une vie
dans notre voix,
dans nos silences
ou dans nos mots

tenait à cela
qui nous réjouit
comme la lumière
ou le chant
mais que l’on ne voit pas…

Bernard Perroy

*

Les mains tendues…

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© Bernard Perroy, oeuvre d’Elisabeth Wadecki

Les mains tendues
vers le rebord du jour,
vers une joue, une larme,
une page, un regard,
un simple vol d’oiseau,
une luisance d’herbe,
pour y cueillir le fruit
de ce qui me dépasse
hors de prix
dans ma vie
comme un feu perpétuel
couvant sous la cendre.

Bernard Perroy
*
photo : © Bernard Perroy, oeuvre d’Elisabeth Wadecki – exposition « Ici et là-bas, Elles » – galerie du « Rez-de-chaussée » – Nantes, du 16 sept. au 09 oct. 2016.

Élisabeth Wadecki, d’origine polonaise par son père, nous livre dans certaines de ses toiles, ses liens avec des femmes demandeuses d’asile, auprès de qui elle anime un atelier d’écriture).

*

question de mur…

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© B. Perroy – Noirmoutier, Le Vieil, 2014

 

Rien n’interdit
qu’entre les pierres
circule le vent

l’imprévisible visite d’une eau
vivante qui flue
et reflue

selon le rythme des astres,
de notre soeur la lune,
afin que les hommes

apprennent du temps
l’humble patience
et cette sorte de paix

bien loin de la haine
qui vient construire 
une toute autre espèce de mur…

             Bernard Perroy

*

 

Etat d’urgence…

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© B.Perroy – Noirmoutier-2015

Eclats,
rumeurs,
et toutes nos guerres,

à commencer
par celle qui se joue
dans l’état d’urgence permanent

de notre cœur.

 

Bernard Perroy

 

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© B.Perroy – Noirmoutier-2015

*

Dans les jupes de la lumière…

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© B. Perroy – Noimoutier – 2010

                       pour Alain Suied, i.m.

Dans les jupes de la lumière
se promènent nos mots
et nos regards émerveillés
d’un peu de ciel, d’un peu
de vert ou de bleu ou de jaune
comme l’été sait en faire de si
beaux, que nous goûtions le vin
de la vie et ses eaux reflétant
sans fard ni sonnerie
le tendre sourire de l’infini.

                          Bernard Perroy (texte 2016)

« Dans le rire de l’infini / dans le regard amoureux / dans la secrète présence » A. Suied

 

*

Sources du vent…

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Un jour
j’ai rencontré
le vent

parmi les blondeurs orangées
d’un paysage aux lignes pures,

et de son souffle
il parcourait le Livre
qui me parlait
de son mystère

car on ne sait
ni d’où il vient
ni où il va

même s’il caresse notre chair
et passe par notre bouche
en colportant la flamme du bonheur
et qu’elle s’est mise à fleurir

dans le puits
de mon cœur.

Bernard Perroy

pour Livre Pauvre, coll. Daniel Leuwers, 2016
texte Bernard Perroy / œuvre plastique Chantal Giraud

photos : © Bernard Perroy, « Sources du vent », B.PERROY/C.GIRAUD, juin 2016

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*

Sur le dos du monde…

 

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pochoir Jef Aérosol - © Magali Amann, 2016

j’écris sur le dos du monde
en grattant son écorce
dans la joie des sèves
et des fleurs multipliées
dont les couleurs jaillissent 
de l’encre noire…
.
nuit transfigurée de nos âmes
dont la flamme murmure sans cesse
et monte en nous
avec obstination
comme aimantée
par le bonheur…

Rouge, noir, bleu…

 Pochoirs/Poèmes – Jef Aérosol/Bernard  Perroy

mai – septembre 2016 à la « Maison Elsa Triolet et Aragon »

© Roswhita Guillemein

pochoir Jef Aérosol/texte Bernard Perroy – © Roswhita Guillemein

http://roswitha-guillemin.tumblr.com/…/1447462…/elsa-triolet

.

………………………..à mon frère Jef,

Rouge, noire ou bleu

de sang, de colère ou de peur

devant les violences de la vie,

 

mais il suffit que des mots,

des signes, des visages aimés

s’allongent sur les murs, le papier

 

pour que s’élève tout-à-coup

la voix d’un feu en nous

qu’Aragon nommait

 

pour les beaux yeux d’Elsa,

« ce frémir d’aimer

qui n’a pas de mots ».

 

…………..Bernard Perroy

 

*

 

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