J’irai dès l’aube…

18238126_1944128002536089_207956053520700143_o

© Bernard Perroy - plage de Luzéronde – Noirmoutier

J’irai dès l’aube
caresser du regard
le ciel doux

et le soir sur la rive
me laisser envahir
par la lumière,

mon seul héritage,
ma seule espérance,
ma seule joie

qu’accompagnent des lignes
tracés dans le sable
et la vérité des rides
creusant nos visages…

Je défilerai la laine
de mes allégresses
et de mes terreurs

dans un conte improbable
que je confierai tout bas
aux oreilles du coeur

de celui qui affleure
page après pages
le défilé cahin caha

de tous mes mots…

Bernard Perroy

*

à perte de vue…

18058024_1941612722787617_8357604817856330019_n

© Bernard Perroy - Sologne – 2017

Se dire, faire vibrer
sur le clavier du coeur

ce qu’on ne sait pas très bien,
Jean-qui-rit, Jean-qui-pleure,

toutes ces profondeurs
en soi que l’on porte à toute heure

sans trop savoir comment,
sans trop savoir pourquoi,

comment pourquoi on aime
en chemin la lumière, les chênes

et tout ce qu’il y a d’humain en chacun
pour poursuivre la route sur la rive

d’où l’on voit si l’on veut bien
à perte de vue,

par-dessus les horreurs,
toute la beauté du monde.

Bernard Perroy

*

entretenir le feu…

18119424_1942147506067472_6697286397316238684_n 18157232_1942147442734145_5307288357593796385_n 18193731_1942147452734144_7658122385494668944_n 18195020_1942147419400814_668179641798201741_n

© B. PERROY, Sologne 2017

Sourire dans les jardins,
entretenir le feu,

qu’au matin, malgré nos lèpres
et la plèvre humide des cieux,

nous nous élancions
vers l’impossible paix du coeur,

les yeux ouverts sur l’argile
et toute espèce de sang,

sur l’eau vive de l’enfance
et les verts pâturages du bonheur…

Bernard Perroy

*

à temps et à contre-temps…

Ne t’offusque pas
des pleins et des déliés de ton âme
et de tout ce qui court
depuis le tapis de la terre
jusqu’aux saveurs des nuées…
Que tout advienne pour toi,
à temps et à contre-temps,
pour ton plus grand émerveillement…

Bernard Perroy

Symphonie végétale...
Album : Symphonie végétale...
Pascale Nouailhat possède l'art de nous faire vivre un véritable pèlerinage à travers les merveilles des sous-bois et des champs, et d'enchanter nos âmes !
12 images
Voir l'album

*

Parmi les arbres…

Image de prévisualisation YouTube

photos de © Bernard Perroy à l’abbaye de Melleray, 2014

Parmi les arbres 
et sur les eaux,
la paix se donne

et les mots s’envolent…

Il ne reste plus rien
que l’instant

d’un regard

dans le coeur
de l’enfant 
que je suis,

pour aller de mémoire
plus avant vers la vie,
vers la source de mon avenir…

Bernard Perroy

*

La mer toujours…

17264148_1909173629364860_6239724994296321086_n

© Bernard Perroy - Noirmoutier 2011

La mer toujours en été comme en hiver
est belle de sa vie de vagues remuées
comme l’on berce son coeur à l’intérieur de soi
devant l’inconnu qui se présente
à chaque carrefour de l’existence
comme à chaque changement de marée…

Bernard Perroy

*

je me bats…

17200900_10155019816012225_7414183919932279901_n

© jef aérosol – « fight with words ! », pochoir 2017

                                   à mon frère Jef,

 Je me bats avec l’aile du temps

qui fredonne sa chanson

douce amère et même si

l’on va chacun vivement vers la mort,

j’aime jouer à saute-mouton

 

sur les obstacles que j’enferme

en moi-même sous ma peau

dans la coquille de mon âme

et que j’entends autour de moi

de par le monde des écrans

et des cris et des bombes,

 

mais je me bats avec les mots,

entre les mots et les silences

et grâce aux mots que je tape du doigt,

eux qui savent si bien me donner

par surprise l’art de durer et la joie

de ce qui me murmure en moi

de bien avant et de bien après

ma toute petite vie…

 

Bernard Perroy

 

*

Qui te diras ?

Nouan-Chapelle-Neige

 © Bernard Perroy - Sologne – 2013

                                  à Anne Perrier,

Qui te dira comment vieillir
Saisir les beaux jours à venir
Dans l’or d’un seul mot entendu
D’un oiseau dans le cœur
Ouvert à tous les temps…

Il chante aussi pour ces jours-ci
De linge détrempé
De volets rabattus par grand vent
Lorsque danse une tendre lumière
Qu’on avale à chaque bolée
De soupe chaude après la pluie.

                                Bernard Perroy

(extrait de « Un soir où le soleil d’octobre… », préface Gilles Baudry, éd. Sac à Mots)

 

*

Le jour se lève…

15219389_1845208489094708_8354586124778474437_n

© Philippe Agostini - 2016

Le jour se lève
sur ces dépôts de sel
que nos larmes
ont semés
au coin des yeux,

à la frontière du regard,
à la frontière du jour
et de la nuit,
de la consolation
et de l’oubli.

Le jour colporte ses couleurs,
et la douleur s’amenuise
devant le spectacle inventif
de la lumière,

reflet végétal,
reflet en arc-en-ciel
du règne des plages de pourpre
et d’amour

baignant dans les plis
et replis de nos
domaines intérieurs…

Bernard Perroy

*

entre les lignes…

automne1

Sologne, sept. 2016 – B.Perroy

 

                                       à Yves Perrine,

Petite brassée d’automne

avant que tout ne ploie

sous l’avalanche des tons

de gris froids et de terre mouillée…

 

Les mots s’enchantent

et se gavent de lumière,

se prennent à rêver à trois fois rien

niché dans un silence d’or…

 

Ouvrir la porte,

ouvrir la bouche et le coeur

aux mouvements qui montent

de l’intérieur de soi,

 

douceurs ou blessures

à longueur de mourir

et de vivre à nouveau,

mouvements de l’un vers l’autre

 

que l’on apprend sans cesse

entre les lignes

à décrypter,

à recevoir et à donner…

 

       Bernard PERROY

 

*

12345...19



Les polars de Morize |
La SOURCE de CARISA |
houdaprintemps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Cavru et son patrimoine bât...
| NIMPORTNAWAK
| un homme