à vos agendas…

pochoirs, Jef Aérosol – poèmes, Bernard Perroy

vernissabe, le 21 mai 2016 à la « Maison Elsa Triolet et Aragon »

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READ-DREAM - © Jef Aérosol

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colporteurs d’étoiles…

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pochoir © Jef Aerosol

Colporteur d’étoiles,
de papillons,
de désirs multiples
au-delà de tout ce qu’on sème
en ombres chinoises,

colporteur,
peintre ou poète,
pour amorcer le pas, le rire,
les pleurs aussi,

et bondir tout de go
vers tout ce qui nous porte
vers les rencontres
et ceux qu’on aimera
pour toujours…

Bernard Perroy

(à mon frère Jean-François Perroy, Jef Aérosol de son nom d’artiste)

 

*

La mesure de mon pas…

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Le Moulin de la Mothe – B. Perroy, 2013

                                          à Jean-Marie et Chantal Gilory,

Je pourrais désirer voir de plus haut
Prendre le large
Chercher à deviner l’estuaire au bout du fleuve
Quand le vent balaie ma face
Me ramenant à d’autres lieux
Là-bas où le sel se ramasse
À la sueur des bras
Tandis que le ciel
S’étonne d’être aussi vaste…
.
Mais je sais la mesure de mon pas
Il me faut respirer ici
Les lumières rasantes du jour
Sur les eaux du Layon
Ses barques endormies…
Apprivoiser surtout le chant du rossignol
Qui vit avec ses joies et ses frayeurs
Au plus profond des paysages de mon cœur
.
                                                     Bernard Perroy  - 1er Janvier 2004
                                                     (extrait de « Un soir où le soleil d’octobtre… » 
                                                      préf. Gilles Baudry, éd. Sac à Mots, 2005)

*

 

Sur les rives du fleuve…

©-Catherine-Deher - Mild, 16 ans, au bord du Nil- Egypte.2007

© C.Deher – Milad au bord du Nil, Deir Gebel El Taïr, Egypte, 2007

.

                                                                  à Milad,

Poète, tu te passionnes toujours de naître,

tu vis de ce que tu vois, tu entends,

et de tes mots allongés sur les rives du fleuve

qui du coeur aux entrailles ne te quitte plus…

 .

Ses eaux se laissent bercer par le vent, le soleil,

tandis que tes mots se donnent des rendez-vous.

Ils pressentent que la vie, décidément,

sous ses allures légères, porte dans ses refrains d’herbe et de givre

un mystère à deux pas de l’abîme, qui attise en nous aurores et désirs.

 .

Et tu laisses des traces, des paquets d’encre et de mots

jetés comme on s’avance d’une démarche enfantine

parmi les loups et toutes les violences du monde…

 .

Bernard Perroy

 C.Deher-anaphore-égypte-2007

© C. Deher – Adel Gahli, B. Perroy, Aba Thomas, Milad – Anafora, Egype 2007

*

 

« Le voile de l’ange » de A.M. Ravitzki

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http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/anna-marie-ravitzki-le-voile-de-lange/bernard-perroy

*

3 poèmes pour « Les eaux vives »

Les eaux vives-Leuwers-n°2

3 poèmes parus dans « Les eaux vives »
AICL (association internationnale de la critique littéraire) n°2, juillet 2015
Directeur : Daniel Leuwers :

*

Tu es celui qui s’attarde le soir
sous un pommier
en regardant la mer…

Et ton ombre repose
à tes côtés
comme tout ce qu’on espère
d’une présence remplie de tendresse.

*

Sur la place
on chante
et c’est très bien ainsi.

Certains
regardent passer le train
de l’autre côté du fleuve.

De part en part
l’été se donne,
délie les gestes et les mots

tandis que les couleurs
de deux papillons nous illuminen
de l’intérieur.

*

J’aimerais bien
me promener, bouger,
me déplacer,
courir d’une rive à l’autre,

d’un rêve grignoté par l’oubli
à la réalité du parfum enivrant
des glycines,

d’un horizon perdu
à un autre retrouvé,

d’une absence de voix
à la terre fertile d’une présence
que je découvre
mot après mot, pas après pas,

le cœur mis à nu
quand il progresse ainsi
dans l’espace surprenant
de la page virginal…

Bernard Perroy 

*

Sourires…

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© C.Deher – Anaya, Liban, 2011

Si souvent nos sourires
ne savent pas mentir,
.
gouffres insondables
ou libertés d’azur,
.
mais nous n’avons pas
tous les vocables
.
pour partager
ce que nous aurions vu
.
des lèvres entrouvertes,
élégies de septembre
.
ou bel été pour le toucher
du bord des yeux
.
d’un échange de regards,
d’un échange de solitude peut-être,
.
et façon d’approcher
en amour désiré ou gratuit
.
le trésor englouti
de chacune de nos vies.
.
Bernard Perroy


*

poème à Rochefort… de Michel Baglin

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*

à pieds, à cheval, en voiture…

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© Catherine DEHER, Roumanie, sept. 2006

 

                                          à Daniel Leuwers,

Ce qui se poursuit obstinément
depuis des siècles,
à pieds, à cheval, en voiture,
.
se parle ou s’écrit
avec des sourires mêlés de larmes
quand on sait la peine du corps
.
et la mort, ou la soif
de son voisin que l’on ne connaît pas
malgré sa voix qui mène bataille
.
en nos vies, en chacun de nos cœurs,
pour que nous entendions ces cris,
ces chants, ces ritournelles d’enfants
.
blessés dans l’être du vieux devenu
et dans celui qui erre ou travaille
en rêvant tout bas à d’autres enfances
.
près des balcons, des fontaines,
ou bien à bicyclette,
quand l’on pressent soudain
.
que tout peut être transfiguré
par une once d’amour.
.
.
                                          Bernard Perroy
.

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© Catherine DEHER, Roumanie, sept. 2006
*

En toute saison…

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André Laude - © D.R.

En toute saison

                                  à André Laude, i.m.,

Tes lèvres s’ouvrent sur un cri,

sur les aspérités d’un paysage

où la nuit sans cesse

vient rattraper le jour…

 

Ton pas s’en va

à la recherche d’un mot

plus abondant que la vie.

 

Tout sombre en toi

que tu ne reconnaisses peut-être plus

l’envers de l’endroit ?

 

Mais l’huile de tes mots

coule le long de ta barbe,

en toute saison,

renfermant au-delà de toi-même

des clartés insondables.

 

Bernard Perroy

(extrait de « Sur la plus haute branche », éditions Sac à Mots, 2011)

*

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