poème à Rochefort… de Michel Baglin

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à pieds, à cheval, en voiture…

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© Catherine DEHER, Roumanie, sept. 2006

 

                                          à Daniel Leuwers,

Ce qui se poursuit obstinément
depuis des siècles,
à pieds, à cheval, en voiture,
.
se parle ou s’écrit
avec des sourires mêlés de larmes
quand on sait la peine du corps
.
et la mort, ou la soif
de son voisin que l’on ne connaît pas
malgré sa voix qui mène bataille
.
en nos vies, en chacun de nos cœurs,
pour que nous entendions ces cris,
ces chants, ces ritournelles d’enfants
.
blessés dans l’être du vieux devenu
et dans celui qui erre ou travaille
en rêvant tout bas à d’autres enfances
.
près des balcons, des fontaines,
ou bien à bicyclette,
quand l’on pressent soudain
.
que tout peut être transfiguré
par une once d’amour.
.
.
                                          Bernard Perroy
.

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© Catherine DEHER, Roumanie, sept. 2006
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En toute saison…

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André Laude - © D.R.

En toute saison

                                  à André Laude, i.m.,

Tes lèvres s’ouvrent sur un cri,

sur les aspérités d’un paysage

où la nuit sans cesse

vient rattraper le jour…

 

Ton pas s’en va

à la recherche d’un mot

plus abondant que la vie.

 

Tout sombre en toi

que tu ne reconnaisses peut-être plus

l’envers de l’endroit ?

 

Mais l’huile de tes mots

coule le long de ta barbe,

en toute saison,

renfermant au-delà de toi-même

des clartés insondables.

 

Bernard Perroy

(extrait de « Sur la plus haute branche », éditions Sac à Mots, 2011)

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au coeur de la nuit…

photo-Oraison avril 2012

© Feu & Lumière, avril 2012

Et l’âme sait
qu’elle ne sait rien
que ce bouton d’or
planté au cœur 
de la nuit nue.

Bernard Perroy
(extrait de « La nuit comme le jour », préf. G. Pfister, éd. Le Nouvel Athanor, 2012)

 

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à la tombée du jour…

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© B. PERROY –  plage de Luzeronde, Noirmoutier 2012

 

Le monde habile à lire le bruit
des pubs et des tirelires
s’en va clopin clopant
à la recherche du temps perdu
où le silence gouvernait le fond
de nos pensées avant que nous nous endormions
sur le rythme du coeur comme tout au bord
des rives du vaste océan…

Bernard Perroy

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Et si nous allions…

B.PERROY-Le-Puy-en-Velay, 2015

© B. Perroy – Le-Puy-en-Velay, 2015

Et si nous allions
par-delà les apparences
rejoindre la voix qui se tait
tout au fond de chacun,

là où s’étreignent
au fil des ans
tous nos espoirs d’enfant
et nos désirs les plus fous

venus défier la mort
et mûrir d’eau vive quand l’horloge du cœur
se métamorphose en joie
dans l’écoulement du temps

qui nous captive
comme le bruit fragile
du goutte à goutte d’une fontaine
parmi les bruits dispersés de la ville…

Bernard Perroy

Le-Puy-en-Velay-2015 - © B.PERROY

© B. Perroy – Le-Puy-en-Velay, 2015

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Ce qui s’achève… (Colette Gibelin)

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Fluette voix…

noirmout-B.PERROY© Bernard Perroy – Noirmoutier 2011

Fluette voix
qui s’éteindrait,
semble-t-il,

et pourtant
rien de plus
résistant

que le chant
de celui qui se sait
fragile.
.

Bernard Perroy

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Ce lieu…

© B.PERROY-abbaye de Melleray

© B.PERROY – abbaye de Melleray – 2014

Tu trembles
D’avoir à dire
Ce lieu en toi
Que rien
Ne peut circonscrire

Bernard Perroy
(extrait de « Un soir où le soleil d’octobre… »,
éditions Sac-à-Mots 2005)

Petite improvisation sur la lumière…

 

Bernard PERROY

improvise au piano sur quatre accords…

improvise en paroles…

pour chanter la lumière…

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© photos B. PERROY – Sologne

dommage, cela s’échève brutalement sur… « le feu…

de mon coeur » !

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