Ce lieu…

© B.PERROY-abbaye de Melleray

© B.PERROY – abbaye de Melleray – 2014

Tu trembles
D’avoir à dire
Ce lieu en toi
Que rien
Ne peut circonscrire

Bernard Perroy
(extrait de « Un soir où le soleil d’octobre… »,
éditions Sac-à-Mots 2005)

Petite improvisation sur la lumière…

 

Bernard PERROY

improvise au piano sur quatre accords…

improvise en paroles…

pour chanter la lumière…

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© photos B. PERROY – Sologne

dommage, cela s’échève brutalement sur… « le feu…

de mon coeur » !

*

Petite promenade dans « Une Gorgée d’Azur »…

à travers les textes de Bernard PERROY (lus par l’auteur) et les encres de Rachid KORAÏCHI

« Une gorgée d’azur », éditions Al Manar

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*

L’embellie…

 

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LIVRE PAUVRE (coll. D. Leuwers 2015),

poème B. PERROY / aquarelle JN. BACHES

*

La pauvreté me dévisage…

 

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expo Synergy© pochoirs Jef Aérosol &  Lee Jeffries

La pauvreté me dévisage
et je ne sais pas
si elle vient de moi
ou de cet homme
assis sur le trottoir,

tandis que sa voix
et la mienne se perdent
dans la rue qui bourdonne
comme pour mieux nous faire saisir
ce silence d’empathie
qui bourgeonne de nos deux coeurs.

Bernard PERROY

*

Poverty stares at me
and I don’t know
if it comes from me
or that man / sitting on the sidewalk,

while his voice
and mine are lost
in the buzzing street
as if to better seize us
this silence of empathy
budding of our two hearts.

Bernard Perroy
                                         (traduction d’Elis Podnar)

*

La pobreza me mira fijamente
Y no sé
Si viene de mí
O de este hombre
Sentado en la acera,
Mientras que su voz
Y la mía se pierden
En la calle que tararea
Como para mejor hacernos comprender
Este silencio de empatía
Que florece de nuestros dos corazones.
*
Me mira fijamente a la pobreza
Y yo no sé
Si se trata de mí
O ese hombre / sentado en la acera,
Mientras que su voz
Y el mío están perdidos
En la calle zumbando
Como si fuera a mejor apoderarse de nosotros
Este silencio de empatía
De nuestros dos corazones en ciernes.
Bernard sabadell
…………………………………………(traducción de Vladimir Rivoira)

 

*

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© enregistrement et poème de B. Perroy

L’Arrière-pays

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© collages de Ghislaine Lejard

Sur fond de jungle citadine

et de mots placardés en gros titres

pour propager à qui veut

les nouvelles du monde,

 .

un rossignol

en toute innocence

ose poursuivre ses trilles

et te combler de clarté

  .

dans « l’Arrière-pays »

qu’est la clairière de ton cœur.

  .

Bernard Perroy

.

pour un Livre pauvre, « L’Arrière-pays », sur des collages de Ghislaine Lejard (collection Daniel Leuwers, 2015)

 

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© collages de Ghislaine Lejard

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© collages de Ghislaine Lejard

*

Colporteur d’étoiles…

 

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   ©  Jef Aérosol

                                       poème sur un pochoir de mon frère Jean-François

                                       (Jef Aérosol de son nom d’artiste),

 

Colporteur d’étoiles,
de papillons,
de désirs multiples
au-delà de tout ce qu’on sème
en ombres chinoises,

colporteur,
peintre ou poète,
pour amorcer le pas, le rire,
les pleurs aussi,

et bondir tout de go 
vers tout ce qui nous porte
vers les rencontres
et ceux qu »on aime
depuis toujours…

Bernard Perroy

 

*

couleurs…

 

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Port de Noimoutier - © B. Perroy

Le silence et le port,
le cliquetis des mâts,
le grain de la matière
à la surface de chaque chose,
.
tout te parle… 
.
Tu butines l’offrande de la lumière,
son jeu délicat
d’entre les ombres.
.
Tu manges les couleurs
et tes yeux s’illuminent
de l’intérieur. 
.

Bernard Perroy

*

Sur le fil du chemin…

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 Le Gois – Noimoutier – 2014  © B.PERROY

 

J’aimerais bien
me promener,
me déplacer
courir d’une rive à l’autre,

d’un rêve grignoté par l’oubli
à la réalité du parfum
ennivrant des glycines,..

d’un horizon perdu
à un autre retrouvé,

d’une absence de voix
à la terre fertile d’une présence
que je découvre

mot après mot,
pas après pas,

le coeur mis à nu,
quand il progresse ainsi
dans l’espace surprenant
de la page virginale…

 

Bernard Perroy

*

 

L’embellie…

 

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« L’embellie » - ©  Bernard Perroy

 

Depuis le bord de l’eau,

j’écoute le silence bouger

léger

.

en mille et une inflexions

de verts, de bruns

et de blancs…

.

… sur le rythme des tiges

et des ombelles balancées

par le vent…

.

Belle embellie

quand le calme des eaux

se prolonge jusque dans mon cœur…

.

.

Bernard Perroy

.

(pour Livre Pauvre – Daniel Leuwers, 2015

aquarelles-fusains de Bachès)

L'embellie2-blog

« L’embellie » - ©  Bernard Perroy

 

*

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