au coeur de la nuit…

photo-Oraison avril 2012

© Feu & Lumière, avril 2012

Et l’âme sait
qu’elle ne sait rien
que ce bouton d’or
planté au cœur 
de la nuit nue.

Bernard Perroy
(extrait de « La nuit comme le jour », préf. G. Pfister, éd. Le Nouvel Athanor, 2012)

 

*

à la tombée du jour…

tombée4

© B. PERROY –  plage de Luzeronde, Noirmoutier 2012

 

Le monde habile à lire le bruit
des pubs et des tirelires
s’en va clopin clopant
à la recherche du temps perdu
où le silence gouvernait le fond
de nos pensées avant que nous nous endormions
sur le rythme du coeur comme tout au bord
des rives du vaste océan…

Bernard Perroy

*

Et si nous allions…

B.PERROY-Le-Puy-en-Velay, 2015

© B. Perroy – Le-Puy-en-Velay, 2015

Et si nous allions
par-delà les apparences
rejoindre la voix qui se tait
tout au fond de chacun,

là où s’étreignent
au fil des ans
tous nos espoirs d’enfant
et nos désirs les plus fous

venus défier la mort
et mûrir d’eau vive quand l’horloge du cœur
se métamorphose en joie
dans l’écoulement du temps

qui nous captive
comme le bruit fragile
du goutte à goutte d’une fontaine
parmi les bruits dispersés de la ville…

Bernard Perroy

Le-Puy-en-Velay-2015 - © B.PERROY

© B. Perroy – Le-Puy-en-Velay, 2015

*

Ce qui s’achève… (Colette Gibelin)

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.

*

Fluette voix…

noirmout-B.PERROY© Bernard Perroy – Noirmoutier 2011

Fluette voix
qui s’éteindrait,
semble-t-il,

et pourtant
rien de plus
résistant

que le chant
de celui qui se sait
fragile.
.

Bernard Perroy

*

Ce lieu…

© B.PERROY-abbaye de Melleray

© B.PERROY – abbaye de Melleray – 2014

Tu trembles
D’avoir à dire
Ce lieu en toi
Que rien
Ne peut circonscrire

Bernard Perroy
(extrait de « Un soir où le soleil d’octobre… »,
éditions Sac-à-Mots 2005)

Petite improvisation sur la lumière…

 

Bernard PERROY

improvise au piano sur quatre accords…

improvise en paroles…

pour chanter la lumière…

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© photos B. PERROY – Sologne

dommage, cela s’échève brutalement sur… « le feu…

de mon coeur » !

*

Petite promenade dans « Une Gorgée d’Azur »…

à travers les textes de Bernard PERROY (lus par l’auteur) et les encres de Rachid KORAÏCHI

« Une gorgée d’azur », éditions Al Manar

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*

L’embellie…

 

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LIVRE PAUVRE (coll. D. Leuwers 2015),

poème B. PERROY / aquarelle JN. BACHES

*

La pauvreté me dévisage…

 

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expo Synergy© pochoirs Jef Aérosol &  Lee Jeffries

La pauvreté me dévisage
et je ne sais pas
si elle vient de moi
ou de cet homme
assis sur le trottoir,

tandis que sa voix
et la mienne se perdent
dans la rue qui bourdonne
comme pour mieux nous faire saisir
ce silence d’empathie
qui bourgeonne de nos deux coeurs.

Bernard PERROY

*

Poverty stares at me
and I don’t know
if it comes from me
or that man / sitting on the sidewalk,

while his voice
and mine are lost
in the buzzing street
as if to better seize us
this silence of empathy
budding of our two hearts.

Bernard Perroy
                                         (traduction d’Elis Podnar)

*

La pobreza me mira fijamente
Y no sé
Si viene de mí
O de este hombre
Sentado en la acera,
Mientras que su voz
Y la mía se pierden
En la calle que tararea
Como para mejor hacernos comprender
Este silencio de empatía
Que florece de nuestros dos corazones.
*
Me mira fijamente a la pobreza
Y yo no sé
Si se trata de mí
O ese hombre / sentado en la acera,
Mientras que su voz
Y el mío están perdidos
En la calle zumbando
Como si fuera a mejor apoderarse de nosotros
Este silencio de empatía
De nuestros dos corazones en ciernes.
Bernard sabadell
…………………………………………(traducción de Vladimir Rivoira)

 

*

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© enregistrement et poème de B. Perroy

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