© Bernard Perroy - Le Vieil, Noirmoutier 2010
départ pour l’inconnu,
la langue se délie,
les mots pèlerins
s’avancent pas à pas
sur la page,
sa poésie – ses collaborations – ses liens…
© Bernard Perroy - Le Vieil, Noirmoutier 2010
départ pour l’inconnu,
la langue se délie,
les mots pèlerins
s’avancent pas à pas
sur la page,
© Bernard Perroy - plage de Luzéronde – Noirmoutier 2012
J’imagine le bruit
d’un tendre mot couleur de lune
quand il tombe sur le sable,
un mot comme un cri,
dans le tumulte du monde,
que plus personne n’entend…
(3 mai 2017)
I Imagine the Sound
is one no one hears anymore…
*
© Bernard Perroy - plage de Luzéronde – Noirmoutier
J’irai dès l’aube
caresser du regard
le ciel doux
et le soir sur la rive
me laisser envahir
par la lumière,
mon seul héritage,
ma seule espérance,
ma seule joie
qu’accompagnent des lignes
tracés dans le sable
et la vérité des rides
creusant nos visages…
Je défilerai la laine
de mes allégresses
et de mes terreurs
dans un conte improbable
que je confierai tout bas
aux oreilles du coeur
de celui qui affleure
page après pages
le défilé cahin caha
de tous mes mots…
*
© Bernard Perroy - Sologne – 2017
Se dire, faire vibrer
sur le clavier du coeur
ce qu’on ne sait pas très bien,
Jean-qui-rit, Jean-qui-pleure,
toutes ces profondeurs
en soi que l’on porte à toute heure
sans trop savoir comment,
sans trop savoir pourquoi,
comment pourquoi on aime
en chemin la lumière, les chênes
et tout ce qu’il y a d’humain en chacun
pour poursuivre la route sur la rive
d’où l’on voit si l’on veut bien
à perte de vue,
par-dessus les horreurs,
toute la beauté du monde.
*
© B. PERROY, Sologne 2017
Sourire dans les jardins,
entretenir le feu,
qu’au matin, malgré nos lèpres
et la plèvre humide des cieux,
nous nous élancions
vers l’impossible paix du coeur,
les yeux ouverts sur l’argile
et toute espèce de sang,
sur l’eau vive de l’enfance
et les verts pâturages du bonheur…
*
Ne t’offusque pas
des pleins et des déliés de ton âme
et de tout ce qui court
depuis le tapis de la terre
jusqu’aux saveurs des nuées…
Que tout advienne pour toi,
à temps et à contre-temps,
pour ton plus grand émerveillement…
Pascale Nouailhat possède l'art de nous faire vivre un véritable pèlerinage à travers les merveilles des sous-bois et des champs, et d'enchanter nos âmes !
12 images
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photos de © Bernard Perroy à l’abbaye de Melleray, 2014
Parmi les arbres
et sur les eaux,
la paix se donne
et les mots s’envolent…
Il ne reste plus rien
que l’instant
d’un regard
dans le coeur
de l’enfant
que je suis,
pour aller de mémoire
plus avant vers la vie,
vers la source de mon avenir…
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© Bernard Perroy - Noirmoutier 2011
La mer toujours en été comme en hiver
est belle de sa vie de vagues remuées
comme l’on berce son coeur à l’intérieur de soi
devant l’inconnu qui se présente
à chaque carrefour de l’existence
comme à chaque changement de marée…
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© jef aérosol – « fight with words ! », pochoir 2017
à mon frère Jef,
Je me bats avec l’aile du temps
qui fredonne sa chanson
douce amère et même si
l’on va chacun vivement vers la mort,
j’aime jouer à saute-mouton
sur les obstacles que j’enferme
en moi-même sous ma peau
dans la coquille de mon âme
et que j’entends autour de moi
de par le monde des écrans
et des cris et des bombes,
mais je me bats avec les mots,
entre les mots et les silences
et grâce aux mots que je tape du doigt,
eux qui savent si bien me donner
par surprise l’art de durer et la joie
de ce qui me murmure en moi
de bien avant et de bien après
ma toute petite vie…
Bernard Perroy
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© Bernard Perroy - Sologne – 2013
à Anne Perrier,
Qui te dira comment vieillir
Saisir les beaux jours à venir
Dans l’or d’un seul mot entendu
D’un oiseau dans le cœur
Ouvert à tous les temps…
Il chante aussi pour ces jours-ci
De linge détrempé
De volets rabattus par grand vent
Lorsque danse une tendre lumière
Qu’on avale à chaque bolée
De soupe chaude après la pluie.
(extrait de « Un soir où le soleil d’octobre… », préface Gilles Baudry, éd. Sac à Mots)
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